Le vélotaf réduit l'absentéisme, jusqu'à 4,5 jours d'arrêt maladie de moins par an, et devient un vrai levier de santé et de performance pour l'employeur.
Le vélotaf réduit l'absentéisme, jusqu'à 4,5 jours d'arrêt maladie de moins par an, et devient un vrai levier de santé et de performance pour l'employeur.
Le vélotaf fait-il vraiment baisser l'absentéisme ?
Que montre l'étude finlandaise sur 28 000 salariés ?
L'étude la plus récente et la plus large sur le sujet vient de l'Institut finlandais de la santé au travail. Menée sur plus de 28 000 employés publics pendant deux ans, elle montre que les personnes qui vont travailler à vélo ont jusqu'à 12 % de risque en moins d'être absentes pour maladie — un chiffre qui grimpe à 18 % pour les arrêts d'au moins 10 jours. En moyenne, les cyclistes quotidiens comptent 4,5 jours d'arrêt maladie de moins par an que leurs collègues automobilistes. Le bénéfice apparaît surtout à partir de 61 kilomètres parcourus par semaine. (source : Observatoire européen de la mobilité urbaine)
Et l'étude néerlandaise TNO ?
Le résultat n'est pas isolé. Une étude néerlandaise (TNO) portant sur 1 236 salariés a mesuré, sur un an, une durée totale d'absence en moyenne supérieure à un jour de moins chez les cyclistes que chez les non-cyclistes — avec un effet d'autant plus marqué que la fréquence et la distance parcourues sont élevées. (source : PubMed)
Pourquoi le vélo réduit-il les arrêts maladie ?
Parce qu'il transforme un trajet passif en activité physique régulière. Deux trajets quotidiens de 20 à 30 minutes suffisent à atteindre les 150 minutes d'activité hebdomadaire recommandées par l'OMS — sans y penser, et sans séance de sport dédiée.
Quels bénéfices santé selon l'étude du BMJ ?
C'est la référence sur le sujet. Une vaste étude publiée dans le British Medical Journal (université de Glasgow, 263 450 participants du UK Biobank) a associé le trajet domicile-travail à vélo à un risque de mortalité toutes causes inférieur d'environ 41 %. Chez les cyclistes, la mortalité par maladie cardiovasculaire et par cancer est elle aussi nettement réduite par rapport aux personnes utilisant un mode de transport passif. (source : PubMed / BMJ 2017) Moins de maladies chroniques, c'est mécaniquement moins d'arrêts longs — ceux qui pèsent le plus lourd pour une entreprise.
Combien une entreprise peut-elle économiser ?
L'absentéisme a un coût direct : remplacement, perte de productivité. Réduire ne serait-ce que d'un jour l'absence moyenne d'une partie des effectifs représente donc une économie réelle. Le rapport de l'organisme public néerlandais TNO estimait ainsi que chaque hausse de 1 % du nombre de salariés venant à vélo ferait économiser environ 27 millions d'euros par an aux employeurs à l'échelle du pays. À l'échelle d'une entreprise, même une adoption partielle du vélotaf améliore la santé des équipes tout en allégeant les coûts liés à l'absentéisme.
Comment encourager le vélotaf dans son entreprise ?
Le levier principal est le Forfait Mobilités Durables (FMD) : jusqu'à 600 €/an par salarié, exonérés de cotisations et d'impôt, pour financer les trajets à vélo. C'est le dispositif le plus efficace pour inciter au vélotaf.
👉 À lire : Comment mettre en place le Forfait Mobilités Durables dans son entreprise ?
Quels aménagements et incitations mettre en place ?
Au-delà du FMD, quelques actions concrètes font la différence : proposer des vélos de fonction, installer un stationnement sécurisé, prévoir des douches et vestiaires, et communiquer en interne pour lancer la dynamique.
Chez BeeToGreen, nous accompagnons les entreprises de la mise en place du FMD jusqu'à l'équipement des équipes.
