A la question « vous me conseillez quel vélo? » vous aurez pratiquement toujours la même réponse d’un vendeur cycle : « mais pour quelle utilisation? ». Le court comparatif qui va suivre a surtout comme objectif de conseiller les salariés qui souhaitent faire du vélotaf (comprenez venir à vélo au travail et rentrer chez soi), en vélo électrique et qui n’ont aucune idée de ce qui justifie une différence de prix de plus de 1400 € pour des vélos qui ont, à première vue peu de différences.

 Pour un vélo « digne de ce nom », nous considérons qu’un bon vélo taf électrique pourra effectuer minimum 3 aller/retour de 7km par semaine, soit un peu plus de 40 km/semaine en ville.

Voici donc très brièvement ce qui peut justifier des différences de prix pour des vélos électriques :

La transmission

C’est un mot un peu trivial pour les profanes, mais la transmission est simplement ce qui permet de « transmettre » l’énergie des jambes dans les roues. Cela comporte donc :

Les pédales, le pédalier, la chaine, les dérailleurs et les pignons. La transmission justifie de grandes différences de prix.

Dans un vélo électrique à moins de 1500€, nous trouverons généralement une transmission 7 vitesses, robuste mais nécessitant un entretien régulier, car les systèmes peuvent bouger avec l’utilisation, ce qui implique de faire régler sa transmission souvent (tous les 6 mois minimum)

A partir de 2200 €, les transmissions sont de meilleure qualité, le passage de vitesse se fait plus précis, et ce dans le long terme. Pour ce prix, on peut aussi trouver des vélos avec un passage de vitesse dans le moyeu (Shimano Nexus), qui nécessite peu d’entretien et parfait pour changer de vitesse même à l’arrêt (au feu rouge par exemple).

L’autonomie

Il n’y pas que les Vélos Electriques dans la vie, mais quand c’est le cas, l’autonomie de la batterie est un critère déterminant.

Il est important de savoir que l’autonomie d’un vélo se calcule avec un mode d’assistance « normal ». En effet, les vélos électriques proposent plusieurs modes d’aide : en général « éco », « normal » et « boost ». Il faut savoir qu’en mode boost, l’autonomie est toujours beaucoup plus faible que pour le mode normal.

Pour un bon vélo de ville, comptez 80km maximum pour un vélo à moins de 1 500 €.

Sur des vélos à plus de 2 200 €, on retrouve souvent des motorisations (et batteries) connues comme Bosh , Shimano ou Yamaha.

L’avantage avec une bonne motorisation (plus chère) est que l’assistance est bien mieux proportionnée et optimisée à l’effort. Cela permet d’avoir des  autonomies de plus de 140 km par charge en mode d’assistance « normale ».

Le moteur

Comme expliqué dans la rubrique autonomie, la qualité et la marque du moteur influencent grandement le prix du vélo.

Il existe deux types de motorisation. Le moteur dans la roue, ou le moteur central. Un vélo avec moteur central sera en général plus équilibré, demandera moins d’entretien et aura une meilleure autonomie. En général, un vélo en dessous de 2000 € aura un moteur dans la roue avant ou arrière. Dans ce cas, l’assistance sera moins fluide et l’autonomie moins bonne.

Attention, il existe des vélos avec des moteurs dans la roue (dans le moyeux) à des prix supérieurs à 2500 €. Dans ce cas, il s’agit de VAE très épurés et très légers (Cowboy, Angell, Jitensha). Le prix élevé est donc justifié par le poids du vélo et aussi par son design.

Le freinage

En dessous de 1200 € le vélo, difficile de trouver meilleur freinage qu’un système à patin (deux patins en caoutchouc qui viennent pincer la roue) ou de frein à disque à câble. Bien que ces dispositifs soient souvent efficaces, l’entretien peut devenir pénible pour une utilisation journalière (+ de 3 jours/semaine)

L’idéal pour un vélo électrique est un freinage à disque hydraulique. Cela permet un freinage puissant, robuste, qui ne perd pas en freinage après une forte utilisation et efficace en temps de pluie.

Il existe aussi des freins de type Rollerbrake ou à tambour, très présent sur des vélos hollandais, mais que l’on retrouve de moins en moins sur les vélos électriques actuels

L’entretien

C’est LE principal argument pour justifier l’achat d’un vélo à un prix conséquent.

Pour une utilisation journalière et citadine, un vélotaffeur peut faire jusqu’à 60 km/semaine. Ce qui représente une usure du vélo. Comme pour tout matériel utilisé régulièrement, il est conseillé d’utiliser du matériel robuste et donc plus cher.

Vous l’aurez compris, plus vous payez cher, moins l’entretien le sera !